Que de souvenirs avec ce groupe brésilien ! En effet, j’ai assisté à mon premier concert à l’age de 16 ans sur le Holy Tour avec Eldritch en 1ère partie. C’est à cette période que le groupe de Sao Paulo était à son plus haut niveau juste après la sortie du splendide « Holy land » et de leur tournée triomphale en France avec comme souvenir le mini album « Holy Live ». Malheureusement après la sortie de leur 3ème albul « Fireworks », le groupe s’est séparé d’André Matos accompagné du bassiste et du batteur et ces derniers iront fondés Shaaman qui a récemment splitté !
Pour en revenir avec ce nouvel album et le 3ème avec le nouveau line up, j’avoue que le 1er titre m’a quelque peu dérouté, en effet, les rythmique sont très tribal / indus metal. Bien sûr, on reconnaît de suite la voix d’Eduardo Falaschi qui est très bonne sur album mais semble avoir du mal en live sur les titres de la période « Matos ». Le reste de l’album alterne des morceaux speed avec des mid tempo et des morceaux plus calme. L’ambiance globale est très heavy, la production semble préférée l’efficacité aux démonstrations techniques même si l’on retrouve des duels de solos d’une très grande réussite technique. C’est donc un très bonne album de Heavy speed avec quelques sonorité originales.
Ce qui le gène avec cet album, c’est qu’il soit sous le nom d’Angra, en
effet, pour moi Angra c’est avec André Matos. Dommage car ce disque est
excellent pour un groupe de heavy speed, mais il ne fait que regretter
qu’une reformation ne soit pas d’actualité !
Voici le 1er DVD d’Arch Enemy, le groupe suédois fondé par Michael Amott (ancien Carcass), les deux principales caractéristiques de ce groupe sont un death/trash extremement mélodique avec de superbes guitares leads et un chant d’outretombe hurlé par une femme, en l’occurrence Angela Gossow. Concernant ce double DVD, nous y retrouvons l’intégralité du show de Londres en date du 17 décembre 2004 ainsi que quelques chansons issues du show de Manchester en décembre 2005 avec leur nouveau guitariste qui remplace le second frère Amott. La setlist du show principal est variée et couvre l’ensemble de la discographie du groupe excepté bien sur leur dernier album en date. La prestation du groupe est excellente, le show repose sur les épaules d’Angela, elle fait preuve d’un charisme très bestial, elle ne rencontre pas de soucis vocaux, peut être grâce à des retouches en studio. Le jeu de guitare des frères Amott est particulièrement impressionnant d’aisance, de mélodies et de puissance. La section rythmique n’est pas en reste avec un jeu de batterie impressionnant et un bassiste doté d’une forte prestance scénique. A noter qu’un solo de batterie est présent et que pour une fois, l’exercice n’est pas saoulant, en effet Daniel Erlandsson propose une démonstration épaulée par des samples ce qui donne une dimension toute nouvelle à ce cliché des concerts metal.
Le second DVD propose différentes vidéos de la vie du groupe sur la
route, ce n’est pas Spinal Tap mais c’est plutôt sympa à visionner.
Egalement présent sur cette seconde galette, l’ensemble des clips
vidéos du groupe ainsi que des titres avec un choix multi angles très
reussi, notamment celui qui ce concentre sur le jeu de batterie.
Ce double DVD est idéal pour découvrir le groupe et se faire une idée
des capacités musicale mais c’est aussi un très bon témoignage live
pour les fans.
Devin Townsend le Génie est de retour avec son groupe de metal Extrem : Strapping young lad. D’emblé on remarque le jeu de batterie du monstre Gene hoglan (Dark Angel, Testament…). Ce disque qui peut à la 1ère écoute paraître plus calme que ces prédécesseurs est en fait bien plus dense, en effet la diversité des tempos et des ambiance procure une sensation de puissance malsaine. Le chant de Devin Townsend est tantôt limite Death, tantôt en voix claire limite lyrique. Ce disque est une leçon de violence et de folie maîtrisée. Nous avons affaire à des chansons aux différentes ambiances qui rendent ce disque extrêmement varié. Reste que Devin Townsend semble à nouveau en pleine déprime (voir les récentes interviews dans la presse spécialisée) et que c’est dommage car le reste du groupe semble prêt à faire monter Strapping young lad en première division de la scène Metal.
Note : 16/20
Voici le témoignage sonore du festival itinérant organisé pour Dave
Mustaine le leader de Megadeth. La tête d’affiche était double :
Megadeth bien sur mais aussi Dream Theater qui joué sur une affiche
purement metal.
Ce Cd est double et il contient 2 chansons de chaque groupe (3 pour les
têtes d’affiches). La qualité sonore est bonne pour Dream Theater et
Megadeth, le son est tout juste bon pour les autres groupes de
l’affiche. C’est sans surprise que la prestation de Dream Theater est
impeccable, quel plaisir d’entendre un « panick attack » extrêmement
puissant et bien plus efficace que sa version studio. La prestation de
Megadeth est bonne même si on peut regretter qu’aucun membre originel
du groupe soit présent (hormis Mustain bien sur) . A noter pour les
francophones une version excellente de « A tout le monde » repris en
choeur par le public québécois. Les autres groupes ne sont pas en reste
avec notamment un « born » de Nevermore très réussi et un « of Sins and
Shadows » de Symphony X convaincant. Par contre anthrax et Fear Factory
ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes avec des prestations très
décevantes. Le reste de le troupe est d’un faible niveau et
les groupes ne font figure que d’amuses bouches. Ce double CD (qui
existe aussi en DVD) est un bon souvenir pour les nord américains et ne
fait qu’augmenter la frustration pour le public Européen.
Note : 13/20
Nous voici avec le cinquième album live du leader de la scène Métal
progressif. Comme à son habitude, le groupe ne fait pas dans la
facilité de proposer un best of de sa copieuse discographie, cette fois
ci nous avons le droit à des morceaux rarement joués en live
(Afterlife) voir même inédit (Raise The Knife) car jamais parus sur un
disque officiel du groupe. Le reste de la setlist couvre de façon très
intelligente l’ensemble des albums tout en essayant de ne pas faire de
doublon avec les précédents opus live. Mais le point fort de ce live
est la présence durant la seconde partie du show d’un orchestre qui
permet de se délecter de version réarrangées de « Six Degrees Of Inner
Turbulence », « metropolis part1 » ou bien encore le morceau de
bravoure qu’est « Octavarium ». La version DVD propose une image
d’excellente qualité, le mixage audio permet d’entendre l’ensemble des
instruments y compris bien sûr l’orchestre. Comme d’habitude avec Dream
Theater, nous avons le plaisir d’avoir un produit d’une excellente
qualité. Vivement le prochain album studio !
J'ai décidé d'inclure une note sur 20 dans les prochaines chroniques afin de vous donner un vision plus significative du niveau de l'album en question.
Iron Maiden de retour avec un nouvel album, cela créer l’événement dans
le monde du metal et de la musique en général. C’est le troisième album
depuis le retour de Bruce Dickinson au poste de chanteur. Je reconnais
que le retour du chanteur de la grande époque est une excellente chose
pour le groupe en live. Bruce Dickinson chante toujours aussi
bien tant sur Cd qu’en concert, c’est toujours un des meilleurs
frontman de la scène metal. Ce qui est décevant concernant son retour,
c’est plutôt la partie instrumentale, en effet les morceaux proposés à
la fois dans ce nouvel album mais aussi dans les deux précédents, sont
vraiment moyens. On ne retrouve plus de chanson dans le genre « fear of
the dark », « the trooper », « the number of the beast »ou bien de
superbe morceau dans la veine d’un Seventh Son of a Seventh Son , bref
plus aucun morceau que l’on peut retenir et chanter sous sa douche. Les
morceaux sont pseudo progressifs, les plans s’enchaînent mais sans
réellement faire une véritable chanson. L’apport des trois guitares est
difficile à entendre. Vous l’avez compris, ce nouvel album est comme
les 2 précédents : très décevant. Je retourne pour ma part écouter «
piece of mind » ou bien encore « powerslave ».
PS : Maiden en live est toujours une sacrée machine de guerre.
PS2 : en parlant de guerre, la nouvelle pochette du CD est vraiment horrible !